lundi 11 février 2013

L'écume des jours - Ch IV à XVI - JEUDI 21 février


Elle avait bien choisi le disque. C’était Chloé, arrangé par Duke Ellington. Colin mordillait les cheveux de Chloé près de l’oreille. Il murmura :« C’est exactement vous. »

Boris Vian, l''Écume des jours (1947)

QUESTIONS

  1. Chapitre VI : Expliquez dans le contexte la phrase « J’ai l’orgueil de ma position, Monsieur ».
  2. Chapitre VI : Qu’est-ce que le biglemoi ? Complétez votre réponse à l’aide de ce « dictionnaire » : http://www.utc.fr/si28/ProjetsUpload/P2004_si28010/dictionnaire/dico.html.
  3. Chapitres VII-VIII : Comment le registre de langue contribue-t-il a créer un effet comique » ? http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/niveaux-de-langage.php
  4. Chapitre IX : Qui peut-être la « duchesse de Bovouard » ? Que veut dire ici l’expression « faire pièce » ? http://www.cndp.fr/presence-litterature/dossiers-auteurs/vian/vian-et-lesprit-potache.html
  5. Chapitre X : Quelle est l’obsession de Colin ? Quels éléments du chapitre contribuent à la mettre en relief ?
  6. Chapitre XI : « Chloé avait les lèvres rouges, les cheveux bruns, l’air heureux et sa robe n’y était pour rien » … En quoi cette description de Chloé est différente de celle des autres filles?
  7. Chapitre XIII : Comment interprétez-vous le contenu des vitrines que Chloé et Colin voient lors de leur promenade ?
  8. Chapitre XV : Comment interprétez-vous la phrase « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de Chacun » ?
  9. Chapitre XV : Comparez l’utilisation des registres de langue chez Nicolas dans ce chapitre et dans le chapitre IV.

vendredi 8 février 2013

Baudelaire - Modiano

Lisez et trouvez deux points communs entre le Paris de Modiano et celui de Baudelaire

Patrick Modiano: "Mon Paris n'est pas un Paris de nostalgie mais un Paris rêvé"
Est-ce la raison pour laquelle vous avez convoqué dans ce roman [L’Horizon] l'idée des "corridors du temps", empruntée à la science-fiction ?



P.M. Oui, cette idée m'est venue un jour que je me promenais dans un quartier neuf de Paris. J'ai eu une impression qui me semblait relever d'un livre ou d'un film de science-fiction : dans ce quartier de tours où je ne reconnaissais plus les anciennes rues, j'ai eu le sentiment que, peut-être, il y avait une sorte de vie parallèle où les gens étaient restés les mêmes qu'alors. Comme s'il y avait, en effet, des corridors du temps où les gens restaient exactement tels qu'ils étaient lorsque vous les aviez vus quarante ans plus tôt. Je me souviens d'avoir lu une anthologie de science-fiction qui réunissait des textes étonnants sur le temps. Ça m'avait fasciné. Je suis incapable d'écrire un roman de science-fiction mais tout ce qui concerne cet univers m'a toujours intéressé. L'idée qu'il puisse y avoir des poches dans Paris où les gens que vous avez connus quand vous étiez très jeune, en 1967, par exemple, continuent à vivre exactement comme ils le faisaient alors, cette idée folle d'un temps qui n'évolue pas me fascine. Quelquefois, on rencontre des gens qui continuent de vivre dans une sorte de jeunesse pétrifiée - c'est de plus en plus difficile à mon âge car beaucoup sont morts. Je me souviens avoir revu, du côté du boulevard Saint-Michel, quelqu'un qui, à 75 ans, continuait à ressembler à un étudiant ! Je m'étais dit que cette sorte d'arrêt du temps, cette sorte d'anachronisme était proprement fabuleux. C'était presque de la science- fiction : cet homme était comme en 1967 mais avec quarante ans de plus et ne paraissait pas avoir vieilli... Cette rencontre est sans doute l'un des points de départ inconscients de L'horizon

[...]



Vous comparez la forme et l'évolution d'une ville à l'évolution d'une vie : "Mais cette ville a mon âge. Moi aussi, j'ai essayé de construire, au cours de ces dizaines d'années, des avenues à angle droit, des façades bien rectilignes, des poteaux indicateurs pour cacher le marécage et le désordre originels, les mauvais parents, les erreurs de jeunesse. Et malgré cela, de temps en temps, je tombe sur un terrain vague qui me fait brusquement ressentir l'absence de quelqu'un, ou sur une rangée de vieux immeubles dont les façades portent les blessures de la guerre, comme un remords." Jusqu'où ce parallèle est-il valable ?

P.M. J'ai toujours écrit sur Paris. Ce passage-là s'applique à Berlin. Cette ville est à l'image même de ce qui a pu se produire pour des gens de ma génération : c'était une ville en ruine en 1945, reconstruite, divisée, politiquement instable. En reconstruisant, ils ont essayé de bâtir des allées rectilignes sur des marécages, tout a été bétonné mais en laissant ici ou là quelques terrains vagues... Cette ville me fascine parce qu'elle a mon âge, en quelque sorte. Paris me rappelle mon adolescence, certains quartiers ont été détruits, mais Paris n'a pas mon âge, loin de là. Berlin, si. Enfin, c'est l'impression que j'ai et qui est très troublante. J'ai toujours eu l'impression d'être né à cause du chaos de la Deuxième Guerre mondiale. Et j'ai toujours eu l'impression qu'écrire consistait à tenter de mettre de l'ordre dans le chaos. Alors, oui, Berlin reconstruite à partir de ruines avec ces lignes droites par-dessus des marécages me parle énormément. 

Quand vous avez l'impression d'être né dans des conditions bizarres, ce qui est mon cas, vous avez tendance à essayer de trouver des points de repère. Ces allées de Berlin-Est, rectilignes, pour oublier le passé, c'est la même chose, me semble-t-il. Longtemps j'ai cru que faire de la littérature avec ces choses chaotiques était un handicap et j'enviais ceux qui pouvaient écrire sur la nature, la campagne, comme les grands romanciers anglais du XIXe siècle. Moi, je suis prisonnier des hasards du lieu et de l'époque où je suis né, ce qui a fait de moi un écrivain urbain, un écrivain des villes, qui regarde les allées rectilignes et recherche les terrains vagues.  
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EXPOSITION à Madrid: Impressionnisme et post-impressionnisme

Site de la Fundación Mapfre
Paris au temps des impressionistes - Une autre expo, à Paris, mais de 2011:


Paris au temps des impressionnistes : l'exposition par mairiedeparis

mardi 5 février 2013

Paris Littéraire

Plan de Paris avec des extraits littéraires et des liens pour télécharger les oeuvres complètes...

On y trouve Alphonse Allais, Marcel Proust, Émile Zola, Honoré de Balzac, Gistave Flaubert, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Edgar Allan Poe, Victor Hugo et autres...
Cliquez ICI

lundi 4 février 2013

Les perles du Bac

à l'oral

(il paraît que ce sont des acteurs qui reproduisent de vraies réponses, et que c'est fait pour une pub de stylo bic... c'est pour cela qu'on y trouve le conseil d'assurer au moins à l'écrit)



à l'écrit